Les disjoncteurs Schneider, notamment la gamme Resi9, sont conçus pour protéger une installation électrique contre les surcharges et les courts-circuits. En résidentiel, ils s’intègrent dans un tableau conforme à la norme NF C 15-100, en association avec des interrupteurs différentiels 30 mA.
Les disjoncteurs Schneider sont largement utilisés en France pour leur fiabilité, leur compatibilité avec les tableaux modulaires standards (rail DIN 18 mm) et la simplicité de raccordement.
Dans cet article, vous allez voir :
Comment associer disjoncteurs, différentiels et accessoires
Un tableau électrique fonctionne toujours selon une logique hiérarchique simple :
- En amont : l’interrupteur différentiel
→ protège un groupe de circuits (sécurité des personnes) - En aval : les disjoncteurs
→ protègent chaque circuit individuellement (câbles et appareils) - En sortie : les circuits et accessoires
→ prises, éclairage, équipements, modules complémentaires

*Cet exemple peut varier selon la taille du logement et la configuration du tableau
Interrupteurs différentiels Schneider Resi9 : la protection contre les fuites
Un disjoncteur protège une installation contre les surcharges et les courts-circuits, mais il ne protège pas directement les personnes.
Pour cela, l’installation doit intégrer un interrupteur différentiel 30 mA, qui détecte les fuites de courant vers la terre (défaut d’isolement).
-> Concrètement, dès qu’un courant de fuite dépasse 30 milliampères, le différentiel coupe l’alimentation en quelques millisecondes, ce qui limite fortement les risques d’électrocution.
Type A vs type AC : quelles différences ?
Il existe plusieurs types d’interrupteurs différentiels, adaptés aux usages domestiques.
Type AC :
détecte les courants de fuite alternatifs classiques
→ adapté aux circuits standards : éclairage, prises classiques
Type A :
détecte les courants alternatifs + les courants résiduels pulsés (appareils électroniques)
→ obligatoire pour certains équipements :
- lave-linge
- plaques de cuisson
- borne de recharge pour véhicule électrique
Les produits présentés ci-dessus sont issus de la gamme Schneider Resi9 XE, vous trouverez les mêmes références pour la gamme Resi9 XP ainsi qu’un récapitulatif de tous les produits Resi9XE et Resi9XP en pied de page :
L’interrupteur différentiel de type A est de plus en plus utilisé, car les logements modernes comportent de plus en plus d’équipements électroniques.
Répartition des circuits : ce que dit la norme NF C 15-100
La norme NF C 15-100 n’impose pas un interrupteur différentiel par circuit. En revanche, elle impose plusieurs interrupteurs différentiels dans le tableau, avec une répartition équilibrée des circuits sous les différentiels.
Cette répartition a pour but d’éviter qu’un défaut coupe l’électricité de toute l’installation, ce qui permet d’améliorer la continuité de service.
Comment choisir le bon disjoncteur Schneider Resi9 ?
Choisir un disjoncteur ne consiste pas seulement à prendre un modèle au hasard.
Pour être efficace et conforme, il doit être adapté au circuit, à la puissance des appareils et au câblage.
👉 En pratique, le choix repose sur 3 critères essentiels :
- le calibre (en ampères)
- la courbe de déclenchement (B, C ou D)
- le type d’installation (monophasé ou triphasé)
Disjoncteurs Schneider Resi9 : une solution adaptée au résidentiel
La gamme Resi9 de Schneider Electric est conçue pour répondre aux besoins des installations électriques domestiques.
Elle propose :
- différents calibres adaptés à toutes possibilités
- différentes courbes de déclenchement (B, C, D)
- des formats adaptés au monophasé et au triphasé
Ces disjoncteurs sont compatibles avec les tableaux modulaires standards (rail DIN, pas de 18 mm) et permettent un raccordement rapide grâce à leurs bornes automatiques.
| Calibre | Resi9 XP | Resi9 XE |
| 2A | SCH R9PFC602 | SCH R9EFC602 |
| 10A | SCH R9PFC610 | SCH R9EFC610 |
| 16A | SCH R9PFC616 | SCH R9EFC616 |
| 20A | SCH R9PFC620 | SCH R9EFC620 |
| 32A | SCH R9PFC632 | SCH R9EFC632 |
Attention : La gamme Resi9 XP utilise des protections peignables et des connexions à vis.
La gamme Resi9 XE combine des protections embrochables et des connexions automatiques par bornes à ressorts.Les deux gammes ne sont pas compatibles sur une même rangée.
1. Choisir le bon calibre
Le calibre correspond à l’intensité maximale que le disjoncteur peut supporter avant de couper le courant.
👉 Il doit toujours être adapté :
- au type de circuit
- à la puissance des appareils
- et surtout à la section du câble
Usages les plus courants
| Calibre | Usage recommandé |
|---|---|
| 10 à 16 A | Éclairage |
| 16 A | Prises de courant (maximum 8) |
| 20 A | Circuits spécialisés |
| 32 A | Plaques de cuisson |
2. Choisir la bonne courbe
La courbe définit la sensibilité du disjoncteur aux appels de courant.
- Courbe B : circuits sensibles (éclairage, longues lignes)
- Courbe C : usage standard en habitation
- Courbe D : appareils avec fort courant de démarrage (moteurs)
👉 Pour plus d’informations sur ce sujet : Disjoncteurs et courbes B, C ou D — quelles différences ?
3. Choisir le bon type de disjoncteur
- 1P+N : standard en logement monophasé
- 2P : coupe phase + neutre (cas spécifiques)
- 3P / 4P : installations triphasées
👉 Dans la majorité des logements, un disjoncteur 1P+N suffit.
Accessoires de tableau : peignes, prises modulaires et blocs combinés
En complément des disjoncteurs et interrupteurs différentiels, certains accessoires permettent d’optimiser l’installation d’un tableau électrique, à la fois en termes de sécurité, de gain de place et de facilité de câblage.
Deux types d’accessoires assurent la distribution du courant au sein du tableau :
Les répartiteurs (ou peignes horizontaux) :
Ils alimentent les disjoncteurs d’une même rangée à partir de l’interrupteur différentiel. Ils remplacent les pontages manuels entre modules et garantissent un câblage plus rapide, une meilleure fiabilité des connexions et un gain de temps à l’installation.
Dans la gamme Resi9 XP, on parle de peigne Bar’Clic ; dans la gamme XE, il s’agit du répartiteur Distri’clic sur lequel les disjoncteurs viennent directement s’embrocher.
Pour la gamme Resi9 XP, on utilise les peignes, ils s’insèrent directement dans les bornes des disjoncteurs. En revanche pour la gamme Resi9 XE, on utilise des répartiteurs qui se fixent sur le rail et sur lequel les disjoncteurs viennent se fixer.


Les peignes verticaux
Ils assurent quant à eux la liaison entre les interrupteurs différentiels de rangées différentes, permettant ainsi de distribuer l’alimentation sur l’ensemble du tableau sans câblage supplémentaire.


Les peignes verticaux XP et XE ne sont pas interchangeables. Chaque référence est spécifique à sa gamme :
Prises modulaires : une alimentation intégrée au tableau
Les prises modulaires s’installent directement sur le rail DIN du tableau électrique.
Elles sont utiles pour :
- alimenter un équipement en local technique (VMC, box, pompe…)
- brancher un appareil de maintenance
👉 Elles doivent toujours être protégées en amont par un disjoncteur adapté (généralement 16 A).
Blocs combinés : une solution compacte et pratique
Les blocs combinés associent un disjoncteur et une ou plusieurs prises dans un seul module.
Ils offrent :
- un gain de place dans le tableau
- une installation simplifiée
- une protection directe des prises intégrées
👉 Ils sont particulièrement utiles en rénovation ou dans les tableaux compacts.
Comment organiser un tableau électrique conforme (NF C 15-100)
Dans une installation résidentielle, le tableau suit toujours une logique hiérarchique simple. En tête de chaque rangée se trouvent les interrupteurs différentiels 30 mA, qui assurent la protection des personnes. Sous chacun d’eux sont raccordés plusieurs disjoncteurs divisionnaires, chargés de protéger individuellement les circuits (éclairage, prises, appareils électroménagers, etc.).
Cette organisation permet de segmenter l’installation : un défaut sur un circuit n’entraîne pas la coupure de toute l’habitation, mais uniquement de la zone concernée.
Une répartition des circuits, pensée pour la continuité de service
La norme NF C 15-100 n’impose pas un interrupteur différentiel par circuit, mais elle exige qu’un même différentiel ne regroupe pas plus de 8 circuits. L’objectif est simple : si un différentiel déclenche, une partie seulement du logement est impactée, et on conserve lumière et prises ailleurs dans la maison.
En pratique, la répartition se fait rarement par usage (tous les éclairages ensemble, toutes les prises ensemble…), car le nombre de circuits rendrait cela peu cohérent.
On préfère généralement une répartition par zone géographique du logement, ce qui est bien plus logique et lisible :
- Différentiel 1 → circuits du rez-de-chaussée (prises salon, éclairage salon, prises cuisine, éclairage cuisine…)
- Différentiel 2 → circuits de l’étage (prises et éclairage des chambres, salle de bain…)
- Différentiel 3 → circuits spécialisés (four, lave-linge, chauffe-eau, VMC, borne de recharge…)
Une répartition qui suit cet exemple a un objectif très concret : en cas de défaut électrique, seule une partie de l’installation est coupée. On évite ainsi de se retrouver totalement dans le noir ou sans alimentation dans toute la maison.
Dimensionnement du tableau : un point souvent sous-estimé
Le nombre de rangées dépend directement de la taille de l’installation et du nombre de circuits à protéger. À titre indicatif :
- Studio / T1 (moins de 35 m²) : 1 à 2 rangées
- T2 / T3 (35 à 100 m²) : 2 à 3 rangées
- T4 et plus (plus de 100 m²) : 3 à 4 rangées minimum
Il faut également prendre en compte que la norme NF C 15-100 impose une réserve minimale de 20 % d’emplacements libres dans un logement individuel et 6 modules libres pour les logements collectifs.
Cette réserve n’est pas anodine : elle permet d’intégrer des circuits supplémentaires tels qu’une borne de recharge pour véhicule électrique, une climatisation, un réseau domotique ou des prises extérieures, sans avoir à tout revoir.
En pratique, il vaut mieux prévoir un tableau légèrement surdimensionné dès le départ.
Un tableau rempli à 100 % dès l’installation est une erreur courante : il oblige à tout modifier dès qu’un nouveau besoin apparaît, là où quelques modules libres auraient suffi.
Il est également recommandé de bien répartir cette réserve en extrémité des rangées du tableau, plutôt que de la concentrer sur une seule rangée, pour garder de la souplesse sur l’ensemble du tableau.
Schneider Resi9 - FAQ
- Quelle est la différence entre un disjoncteur et un interrupteur différentiel ?
Le disjoncteur protège le câblage contre les surcharges et les courts-circuits. L’interrupteur différentiel protège les personnes en détectant les fuites de courant. Les deux sont complémentaires et obligatoires dans un tableau conforme NF C 15-100.
- Comment choisir entre la gamme Resi9 XP et Resi9 XE ?
La gamme XE est recommandée pour les installations neuves grâce à son système embrochable rapide. La gamme XP est plus adaptée à la rénovation pour sa compatibilité universelle. Les deux gammes ne peuvent pas être mélangées sur une même rangée.
- Combien de disjoncteurs peut-on raccorder sous un même interrupteur différentiel ?
La norme NF C 15-100 limite à 8 circuits maximum par interrupteur différentiel. Au-delà, il faut prévoir un différentiel supplémentaire. Cette règle garantit qu’en cas de déclenchement, seule une partie de l’installation est coupée et non l’ensemble du logement.
- Faut-il obligatoirement laisser des emplacements libres dans le tableau ?
Oui, c’est une obligation normative. La norme NF C 15-100 impose une réserve minimale de 20 % d’emplacements libres dans un logement individuel, et au moins 6 modules libres dans un logement collectif. Cette réserve anticipe les évolutions futures de l’installation : ajout d’une borne de recharge, d’une climatisation, d’équipements domotiques, etc. Il est conseillé de répartir cette réserve en extrémité de chaque rangée plutôt que de la concentrer au même endroit.
- Quelle est la différence entre un différentiel de type A et de type AC ?
Le type AC convient aux circuits classiques (éclairage, prises standards). Le type A est obligatoire pour les appareils électroniques : lave-linge, plaques à induction, borne de recharge. Avec la généralisation de ces équipements, le type A tend à devenir la référence par défaut.



