Derrière chaque interrupteur ou point lumineux se cache souvent une boîte de dérivation. Elle centralise les connexions électriques et les protège des chocs, de la poussière et de l’humidité.
La boîte de dérivation reste pourtant l’un des éléments les moins visibles d’une installation. Elle joue un rôle essentiel. Sans elle, les fils électriques resteraient exposés, sans protection ni accès pour une future intervention.
Quel est son rôle exact ? Que dit la réglementation ? Quelle boîte choisir selon l’emplacement ?
Voici un guide complet et concret sur la boîte de dérivation.
Qu’est-ce qu’une boîte de dérivation et à quoi sert-elle ?
Une boîte de dérivation est un boîtier qui regroupe plusieurs connexions électriques en un seul point. Elle permet de répartir un circuit vers plusieurs prises, interrupteurs ou points lumineux.
Concrètement, elle remplit quatre fonctions essentielles :
- protéger les connexions des chocs et de la poussière ;
- isoler les fils dénudés pour éviter tout contact accidentel ;
- faciliter la maintenance et le dépannage ;
- centraliser les dérivations d’un même circuit.
Boîte de dérivation ou boîte d’encastrement : ne pas confondre
Ces deux boîtiers sont souvent confondus, même chez certains fabricants. La boîte de dérivation regroupe et distribue les connexions d’un circuit. La boîte d’encastrement, elle, sert uniquement à loger une prise, un interrupteur ou un luminaire dans le mur.
Chez Legrand, une boîte d’encastrement Batibox peut même devenir une boîte de dérivation. Il suffit de remplacer son support d’appareillage par un couvercle plein. C’est la fonction qui change, pas le boîtier lui-même.
Boîte de dérivation : que dit la réglementation ?
La norme NF C 15-100 encadre l’usage des boîtes de dérivation. Elle impose que toute connexion reste accessible, à l’intérieur d’une boîte. Elle ne doit jamais être dissimulée dans une cloison ou un plafond.
Chaque boîte doit rester accessible en permanence, sans avoir à casser un mur. C’est une règle de sécurité incontournable, pensée pour faciliter une intervention future. Retrouvez le détail de ces exigences dans notre article Norme NF C 15-100 : le guide complet.
Les différents types de boîtes de dérivation
Toutes les boîtes de dérivation ne se ressemblent pas. Le choix dépend de l’emplacement, du nombre de fils à raccorder et des conditions d’humidité.
- Boîte de dérivation à encastrer : posée dans une cloison ou un mur, pour l’intérieur.
- Boîte en saillie ou étanche : fixée en surface, adaptée à l’extérieur et aux pièces humides.
- Boîte grande capacité : utile en rénovation, quand plusieurs circuits se croisent.
- Boîte cloison sèche : conçue pour les plaques de plâtre, avec pattes de fixation intégrées.
Deux gammes reviennent souvent : la boîte de dérivation Batibox chez Legrand, ou Mureva Box chez Schneider pour l’étanche. Les fils y transitent généralement sous gaine ICTA, qui les protège jusqu’à la boîte.
Boîte de dérivation encastrée ou en saillie : laquelle choisir ?
La boîte encastrée s’installe dans l’épaisseur du mur. Elle reste invisible une fois le couvercle posé, un choix privilégié pour une construction neuve.
La boîte en saillie se fixe directement sur le mur, sans travaux de maçonnerie. Elle convient à une rénovation, un garage ou un local technique. Ne la confondez pas avec le boîtier qui loge vos prises et interrupteurs muraux. Ce dernier suit une autre logique, détaillée dans notre article Prises et interrupteurs : bien choisir son matériel électrique.
Boîte de dérivation étanche : quand est-elle nécessaire ?
Une boîte étanche devient indispensable dès qu’elle est exposée à l’eau ou à la poussière. C’est le cas à l’extérieur, dans un garage, une buanderie ou une salle de bain.
L’indice de protection IP55 est le minimum recommandé pour ces environnements. Pour comprendre ce que signifient ces indices, consultez notre article Indices de protection IP et IK. Côté produit, la gamme Schneider Mureva couvre bien ce besoin.
Comment raccorder les fils dans une boîte de dérivation
Le raccordement se fait presque toujours avec des connecteurs rapides, plus sûrs que les dominos traditionnels. Aucun fil ne doit rester dénudé ou visible une fois la boîte refermée.
Pour bien choisir et utiliser ces connecteurs, consultez notre article Wago : types, fonctionnement et comment les utiliser.
Les erreurs à éviter avec une boîte de dérivation
Quelques erreurs reviennent souvent, même chez des bricoleurs expérimentés :
- plâtrer ou carreler une boîte, la rendant inaccessible ;
- choisir une boîte trop petite pour le nombre de fils ;
- laisser des fils dénudés sans connecteur adapté ;
- mélanger des sections de câbles incompatibles dans un même connecteur ;
- oublier de reposer le couvercle après une intervention.
Une boîte de dérivation mal installée peut compromettre la sécurité de toute une installation. En cas de doute, mieux vaut faire appel à un électricien qualifié.
FAQ - Boîtes de dérivation
- Une boîte de dérivation est-elle obligatoire ?
Oui, dès qu’un circuit se divise ou que des fils sont raccordés hors d’un boîtier d’appareillage.
- Peut-on cacher une boîte de dérivation derrière un plafond ou un mur ?
Non, elle doit rester accessible sans travaux de démolition.
- Comment choisir la taille d'une boîte de dérivation ?
Selon le nombre de fils à raccorder et leur section, avec une marge pour une évolution future.
- Quelle différence entre une boîte encastrée et une boîte en saillie ?
L’encastrée est invisible dans le mur ; la saillie se fixe en surface, pratique en rénovation.
- Faut-il une boîte étanche à l'extérieur ?
Oui, avec un indice IP55 minimum pour résister à l’eau et à la poussière.